Trop parler de ses conquêtes féminines dans l’entreprise peut conduire au licenciement

Trop parler de ses conquêtes féminines dans l’entreprise peut conduire au licenciement

Un salarié s’est fait licencier pour son « attitude désinvolte » envers ses collègues à qui ils racontaient ses multiples aventures amoureuses au sein de l’entreprise.

Trop bavard le monsieur. Trop vantard, aussi et surtout, aux oreilles de certains.
Fraîchement muté par son employeur à Reims (Marne) où il était promu chef de service, le salarié d’une entreprise de teinturerie et de propreté a été licencié en 2009 en raison de son comportement jugé « désinvolte » et des « propos inappropriés » qu’ils tenaient à l’endroit des quelques collègues féminines qu’il se vantait d’avoir séduites sur son lieu de travail précédent, à Nancy (Meurthe-et-Moselle).
Le problème de ce séducteur apparemment irrésistible, c’était sa manie des confidences indiscrètes et sa tendance à en dire plus qu’il n’aurait dû autour de la machine à café ou alors au moment de la pause déjeuner, ce qui, outre le fait que des âmes sensibles se sont senties heurtées, a contribué à alimenter la fréquence de radio-moquette au sein de l’entreprise.
A tel point que la direction a fini par avoir vent des dites rumeurs qui n’en étaient finalement plus. La procédure de licenciement a donc été engagée et le salarié mis à la porte.
Lors de l’audience prud’homale, l’avocate de l’entreprise a souligné qu’un tel comportement traduisait un « manque d’intérêt manifeste » et que les propos « sexistes » tenus étaient particulièrement « inappropriés » au regard du poste à responsabilité que ce salarié de 39 ans occupait.
Pour l’avocat du salarié, le licenciement ne se justifie pas en raison du caractère privé de ces discussions qui n’ont, de plus « pas nui à l’entreprise ». Il réclame 104 000 euros de dommages-intérêts pour licenciement abusif.

1 commentaire :

Le 28/07/11 à 13h51 Commentaire n°1 bettyrage

je pene qu'il faudrait savoir combien de personnes ont été dérangées au sein de l'entreprise. Il faudrait je pense faire une pétition auprès du personnel afin d'évaluer si vraiment il y a préjudice pour le personnel et l'entreprise face à un tel comportement. Si 80 % du personnel signe, alors le renvoi est conseillé... Autrement si seulement 30 % signe, alors il n'y a aucune raison.

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