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PricewaterhouseCoopers publie la cinquième édition de l’étude mondiale sur la fraude dans les entreprises, qui se concentre sur les effets de la crise. Une grande entreprise sur deux est touchée par la fraude dans le monde. Il en est de même en France.
43% des entreprises qui ont relevé des fraudes constatent une augmentation de leur nombre par rapport au passé. La pression au travail et la réduction des effectifs des équipes de contrôle accroissent le risque de fraude dans les entreprises. Par ailleurs, le profil du fraudeur évolue vers le middle management. Les entreprises sondées anticipent, dans l’année à venir, un accroissement de 9 points des détournements d’actifs (de 13% à 22%) et de 5 points de la fraude comptable (de 6% à 11%). La bonne nouvelle est que les dispositifs de contrôle interne détectent désormais une fraude sur deux. La tolérance zéro est désormais de mise (85 % des fraudeurs sont licenciés).
Une grande entreprise sur deux (plus de 1000 employés) est touchée par la fraude dans le monde et en France alors que 30% de l’ensemble des entreprises sondées ont déclaré au moins une fraude au cours des 12 derniers mois.
« La fraude est une menace constante dans l’entreprise. Les grandes entreprises comme les entreprises de taille intermédiaire et les PME sont concernées. L’écart dans les chiffres s’explique essentiellement par l’existence ou non de dispositifs permettant de détecter les fraudes », d’après Dominique Perrier, associée au sein du département Litiges et Investigations de PricewaterhouseCoopers.
La crise accroît en effet le risque de fraude. 43 % des entreprises qui ont relevé des fraudes constatent une augmentation de leur nombre par rapport au passé et 40% des entreprises considèrent que la crise économique actuelle crée un climat propice à l’augmentation du risque de fraude. Cette augmentation est attribuée à trois principaux facteurs :
La pression au travail est évoquée par 68% des entreprises sondées. Parmi les multiples pressions engendrant un risque de fraude, 47% d’entre elles citent « des objectifs plus difficiles à atteindre » et 37% « la peur de perte d’emploi ». Viennent ensuite des critères liés à la motivation financière. (Cf. photo n°1)
Le deuxième facteur cité par 18% des entreprises est l’accroissement des opportunités de fraudes au sein de l’entreprise. Conséquence des politiques de réduction des effectifs, la diminution de la taille des équipes affectées au contrôle interne contribue pour 62% des entreprises sondées à accroître ces opportunités. Les réorganisations internes et les redéploiements sont également des facteurs générateurs d’opportunités de fraudes.
Enfin 14% des entreprises citent des motifs de rationalisation de l’acte de fraude, ou autrement dit la capacité d’autojustification du fraudeur à passer à l’acte.
« Dans le contexte actuel, les entreprises sont confrontées à un dilemme : elles doivent réduire leurs coûts et en même temps limiter les risques de fraude. L’équilibre n’est pas toujours facile à trouver », commente Dominique Perrier.
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